gompa

Qu'on y enseigne la philosophie bouddhiste, la langue ou la culture, les monastères, appelés "gompa", ont toujours été des centres d'éducation. Aujourd'hui pourtant, le nombre d'élèves fréquentant les écoles tend à diminuer. Ce phénomène est étroitement lié à l'introduction dans les écoles publiques & privées de méthodes d'enseignement calquées sur celles des pays de l'Ouest.

Un certain nombre d'écoles se sont ouvertes au Ladakh depuis l'indépendance de l'Inde en 1947. A l'origine, les professeurs venaient du Cachemire, ce qui posait des problèmes, puisque les cours n'étaient pas enseignés dans la langue maternelle des Ladakhis. L'Urdu (dialecte du Cachemir), la langue utilisée alors, est aussi étrangère aux Ladakhis qu'elle le serait pour un Européen ou un Américain.

Actuellement, de nombreux élèves ladakhis sont encore confrontés  à ce problème. Heureusement quelques Ladakhis dotés d'une éducation supérieure sont prêts à enseigner. Toutefois, malgré l'ouverture d'écoles publiques, le niveau d'éducation au Ladakh n'est toujours pas satisfaisant malgré l'effort du gouvernement pour améliorer l'éducation.

Bien que les écoles privées offrent un relativement bon niveau scolaire et l'opportunité d'apprendre plusieurs langues, il y a socialement et financièrement très peu de familles qui peuvent se permettre de mettre leurs enfants dans ces écoles qui restent très chères. Par ailleurs étant donné qu'elles sont situées à Leh (la capitale de la région), leur accès est restreint à beaucoup de personnes.